Un des nombreux bars de l'époque !

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La mairie en 2017

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Fenêtres ouvertes sur un passé proche : 1900

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La maison Bresson en 2019

La maison Bresson en 2019

Vers 1900 des commerces qui faisaient un tabac !

Vers 1900 des commerces qui faisaient un tabac !

Le centre en 2018

Le centre en 2018

1909 La vie de château

1909 La vie de château

Fougerolles-Le-Château en 2018

Fougerolles-Le-Château en 2018

Les premiers nids de poules !!!

Les premiers nids de poules !!!

Rue de Plombières en 2017

Rue de Plombières en 2017

Ermitage Saint-Valbert

Ermitage Saint-Valbert

Ermitage de nos jours

Ermitage de nos jours

            L’ERMITAGE DE SAINT-VALBERT

ermitage1L’origine du site remonte au VIIème siècle lorsque Valbert, fils d’un seigneur Sicambre, vicomte de Meaux (en Seine-et-Marne) se dépouilla de tous ses biens et fut accueilli en 614 par Eustaise, deuxième abbé de Luxeuil, au monastère fondé par Saint Colomban en 590.

Mais Valbert préféra vivre en ermite dans cette grotte entourée de forêts à 4 km au nord de l’abbaye, auprès de laquelle jaillissait une source. Il y demeura d’abord peu de temps, car bien vite, son aide est réclamée pour la fondation du monastère d’Éboriac (ou Évoriac, aujourd’hui Faremoutiers en Seine-et-Marne) où il pourrait être resté plusieurs années.

 En 629, à la mort de saint Eustaise, les moines de Luxeuil vinrent chercher Valbert qui avait retrouvé son ermitage,  pour le placer à la tête de l’abbaye jusqu’en 670, date de sa mort, à l’âge d’environ 70 ans.

Sous son abbatiat, l’établissement luxovien connaîtra un rayonnement de dimension européenne : obéissant aux Règles de Saint Colomban et de Saint Benoît voulues par Valbert, le monastère comptera jusqu’à 600 moines, plus de 30 monastères seront fondés en France comme en Suisse actuelles.

Le « scriptorium » des premiers temps de l’abbaye verra la production de nouveaux manuscrits rédigés dans la belle écriture dite « de Luxeuil », reconnue des spécialistes.
La grotte où le Saint avait passé bien des années, fut l’objet d’un culte attentif de la part des moines et des populations environnantes. En 1563, le pavillon de l’entrée de la grotte de Saint Valbert est construit par Dom Guillaume de Queuve (Sacristain de l’abbaye de Luxeuil).

 Entre 1757 et 1760, un nouveau plan fut établi comportant une vaste terrasse avec un bâtiment central (aujourd’hui disparu), la chapelle construite en 1757, les jardins à la française, la fontaine ornée d’un portique monumental, le tout clôturé par un mur de soutènement parfois élevé. Le site fut conservé et entretenu jusqu’à la Révolution par les moines de Luxeuil. Après la Révolution Française, l’Ermitage, délaissé, fut vendu à des industriels locaux, davantage intéressés par l’exploitation de la forêt que par les bâtiments.

En 1843, l’Archevêque de Besançon racheta en personne le domaine qui fut rétrocédé ensuite à l’école secondaire ecclésiastique (le Petit Séminaire) de Luxeuil. La loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 marqua le début de la dégradation et du pillage.

En 1942, le domaine en ruine fut restitué à l’association diocésaine de Besançon grâce à Mgr Dubourg (Archevêque de ermitage2). En 1961, le docteur Gilles Cugnier, Président de l’Association des Amis de Saint-Colomban redonna vie au site en reconstruisant la chapelle en 1963 puis une auberge. Le site fut d’abord pris en charge par l’office départemental du tourisme qui se désengagea totalement en 2006. Puis l’Abbaye Saint Colomban en confia la gérance à un particulier par un bail précaire. En 2017, la commune de Saint-Valbert acquiert le site. Grâce à la fusion de la commune avec Fougerolles, l’ermitage de Saint-Valbert appartient désormais à la nouvelle commune de Fougerolles-Saint-Valbert.

A noter : La fontaine et la grotte sont inscrites à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1914.

Vous découvrirez un endroit préservé dans le temps, rempli de légendes, fait rare pour notre région, avec sa chapelle, sa fontaine, la grotte où vivait Saint Valbert, la Roche du diable, les jardins, la grotte du Capucin, le bassin ovale, la carrière de l’Ermitage... C’est justement à ses carrières de pierre que l’on doit sans doute cette étonnante longévité  du site !

Résumé de Florent NURDIN paru dans le bulletin n° 2

 

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